On peut voir que le poème s'organise autour du vers-pivot "je te hais autant que je t'aime".
Les quatre strophes qui précèdent sont la description de la femme aimée (et haïe), ensuite en a un changement de ton est l'auteur évoque le souvenir d'une agression de la nature (à travers une fleur) et il fantasme sur une agression de la femme qu'il aime et hais.
Baudelaire avait démenti le fait que les deux dernières strophes penchaient vers "la débauche", on peut donc croire qu'il y a une toute autre explication : le narrateur, très mélancolique, voudrait transmettre son mal-être à la femme qu'il admire, elle est gaie alors qu'il est triste (et malade).
Son venin serait donc son mal-être; et il chercherai à le lui transmettre afin qu'elle devienne sa moitié; d'où la mention "ma soeur" à la fin...
Met en relièf son admiration pour sa muse.
Il est en même temps épris et fasciné par elle autant qu'il la hait et ne cesse de le dire, sa blessure n'étant pas tout à fait guérie.
Ainsi, il voudrait la voir ou la toucher pour autant de raisons aussi contradictoires et opposées les unes que les autres : pour l'admirer, pour l'aimer, pour la meurtrir, pour lui faire autant de peine qu'elle lui a fait,...
Charles Beaudelaire est né à Paris. Dandy, Baudelaire Fils d'un peintre amateur attaché à l'administration du Sénat, il perdit son père de bonne heure et sa mère se remaria au colonel Aupick, plus tard maréchal de camp et ambassadeur de France à Constantinople, à Londres et à Madrid.
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