Ecrit sur un exemplaire de la Divina Commedia - Les contemplations : Livre III - Les luttes et les rêves
Année de parution : 1856
Catégorie : Poésie
Un soir, dans le chemin je vis passer un homme
Vêtu d'un grand manteau comme un consul de Rome,
Et qui me semblait noir sur la clarté des cieux.
Ce passa s'arrêta, fixant sur moi ses yeux
Brillants, et si profonds qu'ils en étaient sauvages,
Et me dit : -J'ai d'abord été, dans les vieux âges,
Une haute montagne emplissant l'horizon ;
Puis, âme encore aveugle et brisant ma prison,
Je montai d'un degré dans l'échelle des êtres,
Je fus un chêne, et j'eus des autels et des prêtres,
Et je jetai des bruits étranges dans les aires ;
Puis je fus un lin rêvant dans les déserts,
Parlant à la nuit sombre avec sa voix grondante ;
Maintenant, je suis homme, et je m'appelle Dante.
Commentaire : Poème proposé par Imad le 27 janvier 2005
Biographie de Victor Hugo
Ses parents divorceront à la suite de l'arrestation chez sa mère du général Laborie, conspirateur et amant de celle-ci.
En 1815 il compose ses premiers poèmes. en 1817 il obtient une mention de L'Acadamie française, achève un opéra et une tragédie. En 1822 il épouse Adèle Foucher.
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