L'étranger

Année de parution : 1972
Catégorie : Roman

Résumé :

Employé de bureau modeste Meursault habite Alger. Un matin, il reçoit un télégramme de l'asile de vieillards de Marengo, situé à quatre-vingt kilomètres lui annonçant son décès.

Il obtient un congès de 48 heures pour aller à l'enterrement. Avant de partir, il va déjeune dans son restaurant favori.

L'après midi il prend l'autobus, et se rend à l'asile ou le direccteur lui annonce que sa mère était heureuse, et que l'enterrement aura lieu le lendemain.

Puis Meursault se rend dans une salle blanchie à la chaux où se trouve entreposé le corps de sa mère mais il refuse de voir le corps . Il a une conversation avec le concierge.

Le lendemain, le cortège funèbre se rend vers l'église du village, située à trois quarts d'heure de marche. Meursault a enterré sa mère sans larmes et n'a pas voulu simuler un chagrin qu'il n'éprouvait pas.

A son retour, son patron est contrarié parce qu'en tout il a pris 4 jours. Deux jours pour l'enterrement, et le week-end. Cela perturbe Meursault.

Désoeuvré, Il décide d'aller se baigner au port. Il rencontre Marie, une ancienne collègue de bureau dont il avait été amoureux à l'époque. ils passent la journée et la nuit ensemble.

Le dimanche Meursault de nouveau seul, il passe tout l'après-midi à son balcon, et observe les allées et venues des gens de son quartier. Le soir, "j'ai pensé que c'était toujours un dimanche de tiré, que maman était maintenant enterrée, que j'allais reprendre mon travail et que, somme toute, il n'y avait rien de changé".


Le lundi soir il rencontre son voisin Raymond Sintès, qui l'invite à manger avec lui . Raymond Sintès se confie à Meursault : l'homme avec qui il s'est battu est le frère d'une femme qu'il "entretient ", et qu'il veut punir parce qu'il s'est aperçu "qu'il y avait de la "tromperie". il veut lui écrire une lettre, pour la faire revenir, et ensuite l'humilier. Il demande à Meursault de rédiger cette lettre et ainsi l'aider à réaliser sa vengeance . Meursault l'écrit.
 
Le dimanche suivant il entend des bruits de dispute chez Raymond ; celui-ci frappe une femme en l'injuriant. Meursault et Marie sortent sur le palier. L'arrivée d'un agent met fin à la dispute. La fille accuse Raymond d'être un souteneur, ce qui lui vaut d'être convoqué au commissariat.


Marie et Meursault vont à la plage. Après un déjeuner est arrosé, il est encore tôt et l'éclat du soleil sur la mer est insoutenable. Meursault, Raymond et Masson vont se promener sur la plage.

La tout se déroule comme au ralenti. Un groupe s'approche d'eux, pour régler son compte à Raymond, Meursault tente de s'interposer, le coup part.

Meursault est arrêté et subit plusieurs interrogatoires au commissariat, puis chez le juge d'instruction. Trouvant son affaire " très simple" Meursault ne juge pas utile de prendre un avocat.

Là va commencer un procès qui va remettre toute sa vie en question. Pourquoi n'a t il pas pleuré peendant les obsèques de sa mère ?

Il sera condamné à avoir la tête tranchée en place publique.

Devant cette nuit chargée de signes et d'étoiles, je m'ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l'éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j'ai senti que j'avais été heureux, et que je l'étais encore. Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu'il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu'ils m'accueillent avec des cris de haine.


Commentaire :

Dès la première ligne on est envouté, il semble que l'on est à côté du narrateur sur la plage, à l'enterrement, dans le tribunal... Tellement, le livre est prenant.

Un classique qu'il faut avoir lu au moins une fois.

Vos commentaires :


Commentaire de : Faiza
Le 19 Mars 2010

C'est un bon résumé tout le monde peut le comprendre,c'est une histoire sinistre, selon moi l'histoire est bizarre au point que je ne peux pas croire ce qui c'est passé mais ça n'empêche pas de ne pas lire le roman....et Merci pour ce site ça donne envie de lire encore..et encore des romans.

Commentaire de : Jean-Claude
Le 09 Janvier 2010

J’avais armé mon fusil prématurément. Je me rétracte. Je n’éprouve pas le besoin de presser la détente. Ce roman est une étude psychologique réussie ; l’étranger à lui-même. Sur la forme, il faut se faire au rythme et à son style. Sur le fond, les phrases courtes donnent du mouvement même par une chaleur torride ; il arrive, à mettre en lumière ou plutôt, à animer un personnage insipide. Voilà un écrivain qui a produit des pièces de théâtre et qui dans ce roman a refusé les dialogues. Je ne suis pas sûr que j’arriverai à être clair en l’imitant ! Ce n’est pas une lecture pour jeunes gens, je comprends qu’il ne m’ait pas marqué. Aujourd’hui je le recommande sans réserve, aux persévérants. Sa réputation est loin d’être usurpée…sur ce que j’en ai lu ! Il est bon.

Je préfère quand même me détendre et rêver avec Guy de Maupassant et Marcel Pagnol, et eux, je doute qu’ils soient proposés pour occuper une place au Panthéon ; c’est surprenant ! Il faut toucher au symbolisme de la vie ou de la mort pour éveiller des sentiments de grandeur ou de bassesse !

J’ai lu sur internet la phrase que je recopie ci-dessous :
Les écrivains à ce jour au Panthéon sont de grands auteurs, mais aussi de grandes consciences dont l'œuvre a une portée universelle, comme Voltaire, Rousseau, Victor Hugo ou Émile Zola. Pourquoi en ajouter ?!

Nous ne pouvons pas nous empêcher de toucher aux prérogatives de Dieu, en voulant créer des étoiles !

Commentaire de : Jean-Claude
Le 08 Janvier 2010

Comme j’ai entendu dire qu’Albert Camus passera définitivement à la postérité j’ai décidé de lire ou de relire, mais je n’en ai pas le moindre souvenir, L’étranger.

A la page 92 je n’ai pas encore éprouvé le plaisir que je pourrais en attendre d’un futur allongé du Panthéon si ce n’est avec quelques expressions du genre "le vieil homme édenté mâchait ses mots…"; il y en a d’autres. Il est vrai que le sujet n’est pas épais pour le moment et il a réussi à me tenir éveillé ; il y a donc quelque chose mais quoi ?!

J’apprécie sa technique des courtes phrases mais quelquefois j’ai l’impression de lire des pointillés !

Je reviendrai sur ce récit lorsque j’aurai atteint l’épilogue

Commentaire de : Hanane
Le 12 Mai 2008

C'est un très bon résumé. Bravo !!!

Commentaire de : Bibi
Le 07 Mars 2007

Très très bon résumé!

Commentaire de : Peter'
Le 02 Mai 2006

Beau site, bon résumé très sommaire du livre, mais présentant tout de même les principaux éléments importants du livre.

Simplement pour dire que j'ai bien apprécié ce livre, c'est vrai que c'est bien écrit et purement existencialisme.

Ça doit pas être drôle de vivre dans un monde qui nous semble étranger...

Merci pour les compliments ;) - Admin

Commentaire de : Sophia
Le 23 Avril 2006

J'ai 14 ans et j'ai du lire ce livre pendant les vacances car j'avais une fiche de lecture à faire j'ai été déçue.

J'ai trouvé ce livre très bizarre et morbide dès la première page. Le narrateur aprend la mort de sa mère.

Il n'y a pas un passage positif. Le narrateur a de drôles de pensées. Son point de vu sur la vie n'est pas comme tout le monde.

La fin du livre ne m'a vraiment pas plu du tout. Sa mort est triste malgré qu'il la prend plutôt bien.

Pour finir je n'ai pas trop apprécié le livre. Mais j'ai trouvé votre résumé très bien. Je ne n'utiliserais pas votre résumé car je trouve cela bête mais je prendrais quelques idées j'espère que cela ne vous dérangera pas.

Cela ne me dérange pas que l'on copie les résumés pour un devoir. Mais enfin le site n'est pas faire pour ça. Les résumés sont là pour vous donner envie de lire le livre. C'est gentil de l'avoir signalé, mais les professeurs de français eux-aussi visitent le site... -Admin

Commentaire de : Aomir
Le 23 Septembre 2005

Très bon résumé très simple mais vraiment très bien résumé !

Bravo et merci !


Biographie de Albert Camus

Albert Camus est naît à Mondovi en Algérie.

De parents modestes, sa mère d'origine espagnole ne savait ni lire ni écrire.

Son père Lucien Camus est mobilisé pendant la première guerre mondiale et meurt lors de la Bataille de la Marne. Sa mère s'installe alors dans un des quartiers pauvres d'Alger.


... (suite)