Le huitième mort de Tibhirine
Année de parution : 2007
Catégorie : Vécu
Résumé : Communiqué de presse – Le 13 mars 2007
15 février 2004. Didier Contant, journaliste indépendant, est victime d'une chute mortelle depuis le balcon d'un immeuble parisien.
La police conclut hâtivement à un suicide. Pourtant des interrogations subsistent. Au moment de sa mort, celui qui fut rédacteur en chef de l'agence Gamma, était harcelé par des confrères qui faisaient tout pour torpiller sa dernière enquête sur l'assassinat en 1996 des sept moines trappistes de Tibhirine.
Ils l'accusaient de travailler pour les services secrets algériens et français, le discréditaient auprès du journal qui devait publier son enquête. Profondément atteint dans sa réputation et son honneur, Didier Contant ne supporte pas la calomnie et meurt dans des circonstances troublantes.
Un seul journaliste posera la question de la responsabilité de ses confrères de Canal + dans sa mort : Jean-François Kahn dans l'hebdomadaire Marianne. Ce dernier sera condamné une première fois pour diffamation. Il vient de gagner le procès en appel qui établit un lien direct entre les agissements de ces journalistes de Canal + et la mort de Didier Contant.
La compagne de ce dernier raconte dans Le huitième mort de Tibhirine, l'irresponsable et abject comportement de ceux qui voulurent détruire Didier Contant et qui réussirent au-delà de ce qu'ils pouvaient imaginer.
Il s'agit d'un témoignage poignant. Le cri d'une femme qui n'accepte pas la version officielle, qui se bat pour la mémoire de celui qu'elle aimait et qui entend faire éclater la vérité.
Trois questions à Rina Sherman, auteur du livre Le Huitième Mort de Tibhirine :
Pourquoi avoir voulu écrire ce livre ?
Pour répondre à l'éthique qui consiste à respecter l'identité et la dignité de l'autre, quel qu'il soit, respect qui entend la liberté d'expression et le droit à la justice de toute personne comme un des droits fondamentaux de l'être humain.
N'avez-vous pas peur qu'on prenne votre livre comme une sorte de règlement de compte ?
Il y a mort d'homme. La brigade n'a pas voulu enquêter en profondeur. La magistrature n'a pas voulu poursuivre l'enquête. Les journalistes n'ont pas voulu en parler. Les avocats ont fait corps autour de leurs confrères. Faire sortir la vérité et demander que justice soit faite sont des exigences auxquelles tout être humain a droit.
L'histoire que vous racontez est bouleversante. Il vous a fallu beaucoup de courage pour l'écrire ?
Pour ne pas s'égarer, voire se laisser sombrer dans l'abîme, il faut pouvoir se regarder en face en toutes circonstances ; cela ne demande pas du courage, mais constitue l'essentiel d'un être d'esprit.
Commentaire : Livre proposé par
Rina Sherman, le 15 Mars 2007
Ce livre se lit comme un polar, comme un thriller, et pourtant, il s'agit de la réalité...
Rina Sherman
Préface d'Antoine Sfeir :
"Devant ce travail colossal, minutieux, on ne peut que s'incliner..."
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Commentaire de :
Saberyne