"Zubial" est un mot inconnu du dictionnaire… C'est normal, quelqu'un d'aussi peu banal que Le Zubial n'aurait pas toléré porter un nom commun.
Ce livre c'est l'histoire d'un homme, Pascal Jardin, racontée par son fils, Alexandre Jardin. Chez les Jardin, on ne s'appelle pas par le prénom, ce qui fait que le grand père de l'auteur est surnommé "le nain jaune" et que Pascal, son père, est le Zubial…
Alexandre nous raconte comment son père était le meilleur amant du monde… Il faisait vivre à ses multiples maîtresses des aventures dignes des meilleurs scénarios fantastiques.
Le Zubial n'acceptait pas la réalité. Il refusait de vivre de manière organisée et sans prendre de risque. Ses émotions ne pouvaient exister que s'il était sur le fil, dans le doute, pouvant tout perdre, comme un funambule qui resterait toujours perché, sous les regards admiratifs…
La vie d'Alexandre est très loin de celle de ses copains de classe : chez lui, sa mère et ses amants, son père ainsi que des invités célèbres se partagent le même toit.
Le Zubial lui présente ses maîtresses et lui apprend à être l'amant idéal… On pourrait croire que ses parents ne doivent plus s'entendre, si on en croit le nombre d'amants et de maîtresses, mais c'est tout du contraire : ils sont tout les deux au courant des fugues amoureuses de l'autre et l'acceptent sans problème. Ils vivent aussi des tas de choses en commun, plus incroyables les unes que les autres, et c'est pour eux le principal.
Ce livre nous donne envie de connaître le Zubial de qui on s'attache, et en même temps, on hésiterait à devenir son fils…
C'est une leçon de vie qu'on a du mal à croire… Le Zubial est l'incarnation du Carpe Diem épicurien.
Je vous conseille ce livre qui fera trembler les terre-à-terre. Le Zubial n'est pas un exemple, mais un fantasme que chacun de nous aimerait de temps en temps atteindre.
Fils de Pascal Jardin et petit-fils de Jean Jardin, Alexandre Jardin a vécu son enfance dans une "famille non conventionnelle". Il en ressort dans son oeuvre : "Le zèbre".
Il perd son père très jeune et commence à écrire son premier roman à 20 ans : "Bille ne tête".
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